Comment devenir un « entrepreneur de la nouvelle génération » ?

Le premier tome de la série Next Generation Entrepreneurs écrit par Robert B. Dilts vient tout juste de sortir.

Antonio Meza, résident de Codesign-it!, coach et formateur en PNL (Programmation neuro-linguistique), également reconnu pour ses talents graphiques, a contribué à la réalisation de l’ouvrage à la fois en l’illustrant entièrement et en travaillant collaborativement avec Dilts sur la conception pratique du livre.

Originaire du Mexique, il n’avait pu jusque là développer son activité d’illustrateur, avant que ses rencontres multiples en France, notamment avec Robert Dilts en 2013 lors d’un séminaire, le lancent sur cette voie : il combine dorénavant illustration de livres se rapportant au codesign et travail de facilitation graphique lors de cours ou séminaires portant sur ce sujet.

Quant à Robert Dilts, il s’est brillamment illustré dans le monde de la PNL, qu’il a contribué à développer dès ses débuts dans les années 1970, auprès de ses fondateurs, Richard Bandler et John Grinder. Cette pratique proche de la psychologie s’intéresse aux attitudes propices au succès et cherche à enrichir à la fois l’individu, son entourage, et la communication entre individus.

Plus spécifiquement, son premier tome Success Factor Modeling étudie la possibilité de faire du profit tout en ayant l’ambition de contribuer à un monde meilleur.

Ce qui caractérise les Next Generation Entrepreneurs tels que Steve Jobs, Richard Branson (fondateur de la marque Virgin) ou Elon Musk (CEO de SpaceX et Tesla Motors), c’est d’avoir accordé deux objectifs : réussite personnelle et gain matériel ou moral pour la société. Selon Robert Dilts, ces succès s’expliquent par les actes positifs que ces entrepreneurs ont accomplis sur leur entourage, collaborateurs, clients, ou employés. Ils reposent ainsi sur un cercle vertueux ; autrement dit, qu’une entreprise soit un apport pour la société garantit son bon fonctionnement.

NextGeneration

Illustration du premier chapitre par Antonio Meza

 

Il donne l’exemple de l’entreprise TOMS dont le modèle économique repose sur la conscience sociale de son créateur Blake Mycoskie : chaque paire de chaussure TOMS vendue offre une autre paire à un enfant démuni en Argentine.

Il est important de distinguer une entreprise comme TOMS, dont le modèle considère que la distribution d’une paire supplémentaire de chaussure est une action indispensable à son industrie et intégrée à son fonctionnement, d’une entreprise qui la considérerait comme une action subsidiaire, en marge de son activité principale.

Intervient alors le concept « Ego and Soul ». Ego renvoie à l’entrepreneur en tant qu’entité, à ses besoins, désirs et objectifs personnels. L’Âme fait référence à une appartenance plus large de l’entrepreneur, à différentes échelles : son entourage, sa famille, sa ville, la société, la planète. Un Next Generation Entrepreneur ne peut tout miser sur Ego ou sur Soul. S’il se focalise sur l’Ego, il peut réussir à court terme mais des répercussions se feront sentir sur le long terme. Par exemple une entreprise qui participe à la déforestation de son environnement pour sa production, va affecter sur le long terme la communauté qui l’entoure et en souffrira elle-même plus tard. S’il concentre tous ses efforts sur Soul, n’agit que pour le bien des autres mais pas pour soi, son projet est difficilement soutenable.

 

On peut tirer deux leçons principales de ce premier tome optimiste et visionnaire sur le futur du monde de l’entreprise :

Être entrepreneur est un voyage de découverte de soi et des autres.

Une innovation qui crée un réel bénéfice pour l’environnement de l’entreprise, comme l’ont expérimentée les récentes plateformes Airbnb et Uber, garantit aussi toutes ses chances de réussite.

 

Très prochainement traduit en français, la diffusion du message de Dilts promet d’inciter les entrepreneurs à agir de façon écologique, pas uniquement dans le respect de la nature mais dans celui de l’entourage social de l’entreprise.

 

Après un an de collaboration étroite avec Robert Dilts et de contributions personnelles, Antonio Meza nous raconte plusieurs histoires, celles de personnages actifs dans une industrie de jus de pomme, de Steve Jobs, de Martin Luther King – qui aurait pu imaginer que son discours de 1963, « I have a dream », servirait à inspirer les modes de formulation d’une vision entrepreneuriale ? -, autant de pièces précieuses qui forment une mosaïque essentielle pour dresser le tableau des chefs d’entreprise que l’on espère voir émerger demain.

 

www.antoons.net

http://www.amazon.com/author/antoniomeza

http://www.amazon.fr/Success-Factor-Modeling-Volume-Entrepreneurs/dp/0996200401

 

Ce premier tome servira de support à un cours donné par Robert Dilts et facilité par Antonio Meza du 16 au 24 août 2015, à l’occasion d’un séminaire pour le quarantième anniversaire de la création de la PNL.

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